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Courir vite dans les sports collectifs : un abus de langage ?

La grande majorité des entraineurs et préparateurs physiques intervenant dans les sports collectifs (joueurs, commentaires, experts) utilisent des expressions comme : « Il va vite », « il est rapide », « il a une grande vitesse » pour définir les qualités et le profil d’ un joueur effectuant un sprint. Cependant, au vu des caractéristiques de la plupart des sports collectifs (distance, promiscuité), on peut se demander si courir vite n’est pas une notion réductrice de la performance !

Quelle est la réalité de terrain ?

Actuellement dans le football, la majorité des sprints sont inférieurs à une distance de 15 mètres et une douzaine de sprints est réalisée par match (en fonction notamment du poste). Les vitesses développées sont supérieures à 24 km/h et les vitesses atteintes durant ces sprints n’atteignent jamais la vitesse maximale du sportif puisque celui-ci a besoin de 40 à 50 mètres pour y accéder. Il est à noter que ce type d’actions de très haute intensité semble augmenter au cours de ces dernières années dans les grands championnats, notamment en première league (1ère division anglaise). En effet, en 6 ans (2006-2013) le nombre de sprints a bondi de 80% et les distances de 35%.

Des études se sont également attardées sur les vitesses et les distances de sprint au rugby. Certaines montrent que les deux tiers des sprints sont d’une distance inférieure à 20 mètres, et que la majorité (46.3%) de ces sprints se fait sur des distances de 6 à 10 mètres. Soulignons cependant, que les « trois-quarts « (lignes arrières) ont tendance à effectuer des distances supérieures à 21 mètres. Il est également important de préciser que les joueurs partent souvent d’une position non arrêtée (marche, footing, course …).

Au handball, sport collectif de petit terrain, les sprints ne représentent que 7% des actions. C’est lors de ces phases de hautes intensités que les joueurs créent la différence pour marquer un but. Elles sont ponctuées de changements de direction (évitement de l’adversaire). Le nombre de sprints varie en fonction du poste et oscille entre 4 et 12 répétions par match. Il est à noter que les vitesses atteintes sur un 15 mètres sont très peu différentes entre un handballeur élite et un amateur… La différence réside dans la capacité à générer de la vitesse lors des premiers appuis... Lire la suite

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Bon anniversaire Nathael PAVARD